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Forêt alpine et eau

Du Constat aux objectifs :

Sur le plan hydrologique, le facteur pente permet de caractériser les Alpes par :
- un grand nombre d’ouvrages hydroélectriques, de retenues d’eau,
- des risques liés à l’érosion sur les bassins versants,
- des embâcles et des transferts sédimentaires qui ont un impact direct en aval
- une ressource en eau, souvent de qualité et disponible par gravitation

La forêt Alpine joue deux rôles spécifiques en lien avec les enjeux « eau » du massif :

Le rôle pour l’atténuation des risques naturels liés à la l’eau :
Il faut rappeler :
- Le rôle important du couvert forestier pour la stabilisation des terrains, l’érosion, les glissements,
- La problématique de la gestion des flottants : un enjeu fort sur le massif

Le rôle pour la protection de la qualité de la ressource en eau potable
Exemple de la Haute Savoie :
En Haute Savoie, plus de 17%des forêts sont incluses dans un périmètre de protection de captage d’eau (40 000 ha sur 170 000). Sur les 1100 captages que compte le département, 60% se situent en forêt
Et :
La moindre action de traitement de l’eau, comme par exemple la dénitrification, coûte 20 centimes d’€uros par m3. En comparaison, sur des exemples de contractualisation connus (Munich : 1 Million d’habitants) permettant d’éviter le traitement de l’eau, le coût est nettement plus faible : inférieur à 1centime d’€ par m3 d’eau pour les surfaces forestières

Les Alpes comptent plus de 1500 captages d’eau potable pour la distribution publique.


1/ affirmer le lien entre la forêt et la gestion de l’eau :

    1.1/ Il faut assurer une véritable place à la forêt dans les contrats de rivière et SAGE pour qu’ils intègrent le facteur risques naturels et le lien à la forêt (élargissement des actions, et règlements au niveau des bassins versant)

    1.2/ il semble intéressant de mener une action spécifique sur les transferts de bois mort, qui aborde la question plus globalement que par les opérations ponctuelles d’entretien de la ripisylve.

2/ favoriser la contractualisation du service de protection de l'eau potable


    le RDR 2 (FEADER) prévoie le financement de mesures sylvi-environnementales qui visent à rémunérer les services environnementaux

    2.1/ Il faut développer un système de co-financement local qui favorise des relations contractuelles entre collectivités en charge de l’approvisionnement en eau et propriétaires ou gestionnaires forestiers.

    Concilier la gestion forestière et la préservation de la ressource en eau passe souvent par des contraintes en terme de réalisation de travaux forestiers…. et donc de revenus pour les propriétaire.
    Au cas par cas, des indemnités peuvent être négociées pour compenser les préjudices causés. La quantification, l’appréciation des préjudices reste problématique.

    2.2/ Développer un système d’indicateurs commun permettant d’analyser et chiffrer les préjudices.

    2.3/ Mettre en place des moyens d’animation et d’ingénierie pour initier les projets de contractualisation.


Les relations eaux et forêt étant transversales et non spécifiquement forestières, il est indispensable qu’elles soient traitées au travers d’approches territoriales pour créer le lien entre acteurs de l’eau et forestiers.